Paco Ibanez. Insoumis par nature, et révolté par nécéssité !

Publié le 29 Février 2012

Paco Ibanez, notre petit chanteur espagnol, mais grand par sa révolte n’est pas prêt de plus nous faire écouter sa voix atypique qui n’a pas besoin de traduction…Tant, son âme lyrique nous transperce. Cet artisan n’a besoin que peu d’outils : Un tabouret, une guitare, parfois une contre-basse et surtout son interprétation de ses amis.

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 Notre Ibère est un francophile timide, mais qui a su puiser dans ses relations artistiques, notamment, Brassens et Ferré, un répertoire digne des plus grands. Mais, revenons-en à son itinéraire. Notre chanteur libertaire est né à Valencia ( région de Séville ) le 20 novembre 1934.

 

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 Il s’attaque à plus de quatre décennies du symbole de la révolte. Les gènes sont là ! Son père, ébéniste, sympathisant anarchiste, lui fit passer ses quatre premières années à Barcelone. Guerre civile oblige, en 1939, la famille fuit leur terre natale. 

 

 

Mais la terre de France, n’est pas à l’époque, sans faire oublier celle qui est la notre au XXI ème siècle…En 1940, son père est arrêté par la police de Vichy et incarcéré au camp de concentration d’Argelès-sur-Mer, comme de nombreux républicains espagnols. Heureusement, sa mère peut retourner au pays basque, en Espagne où ils se cachèrent dans la famille.

 

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 Enfin, en 1948, ils passèrent clandestinement la frontière pour retrouver le père à Perpignan. 1952 ! Grande année ! Son père exigeant lui avait fait apprendre la musique, monta à Paris. Durant quatre années ( de 54-58), Paco fut l’habitué avec Jesùs-Rafael Soto et Carlos Caceres Sobrea au trio réputé dans la musique sud-américaine.

 

Et ce, à « L’Escale » et du » Chat qui pêche » au quartier latin. Sa carrière a du mal à décoller... Malgré des relations non-négligeables, comme Salvador Dali qui lui illustra une pochette de disque…premier pas de Paco avec la poésie, l’art de la littérature en général, mais aussi avec les arts plastiques.

 

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 Mais, deux autres rencontres vont être la rampe de lancement de sa carrière dont sa ligne de conduite fut son combat contre la dictature franquiste et de celles qui s’y engouffrèrent…Deux artistes : Brassens et Atahualpa Yupanqui deviennent ses modèles.

 

 En 1964, il sort son premier disque, « Paco Ibanez1 » ( des poèmes du grand Garcia Lorca et de Luis de Gongora)…s’en suivent en 1967, « Paco Ibanez2 » et le dernier de la trilogie en 1969. Entre-temps, en mai 1968, l’hexagone retient son fait d’arme. Celui de chanter dans la cour de la Sorbonne !

 

Paco est l’homme qui chante l’amour et la mort, les beautés de la vie et ses désillusions. Il s’est toujours élevé à haute voix contre l’injustice et l’oubli.

 

Et le chantre ibère n’est pas prêt de connaître le silence pour preuve son agenda 2012, bien rempli. Le romancier Manuel Vàzquez Montalbàn le résume « C’est une grande gueule ! il pratique constamment la provocation culturelle, la critique nue et directe des ennemis successifs de l’émancipation individuelle et sociale » Revenons-en à l’année 1969.Il donne son premier concert à l’Olympia.

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 Son fil rouge une bonne partie de l’interprétation des chansons de Brassens avec ses versions de « Chanson pour l’Auvergnat » et « La Mauvaise réputation ». Un vrai succès. Malheureusement pour lui, il est censuré dans son propre pays. Il se réfugie à Paris.

 

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Célébré, il refuse la médaille des arts et lettres à deux reprises sous le gouvernement de François Mitterrand. En 1975 meurt ( dans son doux lit ) l’infect dictateur Franco.

 

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Prudemment, il attend 1990 pour retourner au pays où en 1998,il décline le prix Gerald Brenan pour son parcours en faveur de la liberté et de la poésie, attribué par la Société culturelle andalouse. Les breloques et diplômes, c’est pas le genre de la maison Ibanez.

 

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En 2000, il fait son retour sur la scène parisienne avec toujours « la poésie comme une arme chargée du futur » En 2008, il met en musique les poètes andalous dans son CD « Paco Ibanez a los Poetas Andaluces » Dans ses chansons pleines de poésie, il fait vibrer les cordes de sa guitare autant que celles de ses cordes vocales. Depuis plus de cinq décennies Paco est un symbole de la révolte qui noue un contact unique avec son public.

 

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Chanteur engagé contre la dictature franquiste, il continue à clamer la suprématie de l’homme sur le pouvoir ! Seul grand regret, il n’a jamais osé ( et pourtant ses ami(e)s artistes l’y ont encouragé ) à se lancer dans l’écriture de textes…Timidité d’un scribe qui aurait en nous en raconter ! Fin 2001, il publie son dernier album.

 

Il y interprète des textes de la poétesse argentine Alfonsina Storni, du péruvien César Vallejo, du Chilien Pablo Neruda et du Cubain Guillen. Des chansons qu’il interpréta à Arles.

 

 

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                                                                        (Pablo Neruda )

 

Mais, on ne va pas faire la fine bouche, il sait choisir ses paroliers ou poètes et compose magnifiquement. Paco ! Paco ! Continue à nous « enchantrer »…un néologisme que je m’en vais déposer aux membres de l’Académie ( quand, ils seront réveiller ) pour y déposer les droits d’auteurs…

 

Le 17 avril 2012, il sera à Toulon ( Espace Concordia)…alors pour ceux et celles du Var... Vous me raconterez …

 

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 *Je vous remercie tous pour-être restez en contact avec moi…Grand merci…Mais je dédie surtout ce billet à Gilles et Danièle qui ont été frappés par un deuil cruel.

 

Paco Ibanez —

 

Erase Una Vez Paroles: Erase

una vez Un lobito bueno

Al que maltrataban

Todos los corderos (bis)

Y había también Un príncipe malo,

 

 Una bruja hermosa Y un pirata honrado (bis)

Todas estas cosas Había

una vez Cuando yo soñaba

Un mundo al revés (bis)

 

Il était une fois Un bon loup

À ce maltraités Tous les agneaux (bis)

Et il y avait aussi Un prince du mal,

Une belle sorcière Et un honnête pirate (bis)

Toutes ces choses Il était une fois

Lorsque j'ai rêvé Un monde à l'envers (répétition)

 

                     La mala reputacion...Paroles de Brassens

 

 

 

 

 

 

                                  Le parapluie…Paroles deBrassens

 

 

 

 

 

                                     Pobre martin...paroles de Brassens

 

 

 

                                La poesia…La poésie est une arme !

 

 

 

 

 

                                               Un petit clin d’œil…

 

 

 

 

                                     Erase une vez…Il était une fois..

 

 

 

                                         Como tù…Léon Felipe

 

 

 

                                                 Vendrà la muerte

    

 

 

 

 

 

                                                    Andaluces de jaen

 

 

 

 

                                                         A galopar.. ( chanson culte ! )

 

 

 

 

 

                                                   Palabras para Julia

 

 

                                             Berceuse basque… ( j'adore ! )

 

 

 

 

                         Jenga giga cita con utesto…surprise ! ( avec le grand georges -mixage-)

 

 

                                              L’orage…Brassens

 

 

 

                                                     Et la dernière pour la route

 

 

Bon récital.......Amitiés à tous
Patrick

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                         





 

 



Rédigé par Le ch'timi

Publié dans #musique

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Briguy 17/11/2014 18:26

Je reviendrais demain finir d 'écouter , j 'aime +++++ des bisous

magnets 26/05/2014 14:18

Paco Ibanez is a wonderful singer and I have seen his videos in YouTube. I like his music and it always reminds me old western songs. I appreciate the entire crew behind his band and I wish them the very best for their future projects.

covix 28/04/2013 15:37

Bonjour Patrick,
je garde un grand souvenirs de son passage à la MJC d'Epinay sur Seine au début des années 70.
Merci de ce partage.
Bonne journée que j'espère sous le soleil.
@mitié

Solemio 27/04/2013 17:39

Bonjour Patrick,
Je vois que tu as migré vers la nouvelle plateforme Kiwi. Bien que j'y sois invitée par mail Over, je repousse depuis une quinzaine de jours, mais en contrepartie, j'ai ouvert un nouveau blog, que dis-je trois blogs ( dont Solemio ) pour tester les thèmes. J'ai failli prendre celui là, mais je crois que je ne pouvais changer la couleur du fond, ça m'a arrêté !
J'espère que tu vas un peu mieux, et que nous aurons un jour le plaisir de te revoir sur le blog.
Bellissima serata a te.
Bacioni.
Prima

covix 21/04/2013 15:40

Bonjour Patrick,
Je passe pour te faire un petit coucou.

" Je m'en allais, les poings dans mes poches crevées"
Bonne semaine
@mitié